ARTHUR ZANG : LE CONCEPTEUR DU CARDIOPAD

 

Arthur Zang, le concepteur du cardiopad

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A 24 ans, Arthur Zang,  jeune ingénieur camerounais a décidé de se mettre au service de ses compatriotes malades du cœur. Il vient de mettre sur le marché  la première tablette africaine à usage médical. Son utilité, consulter les malades à distance et transférer, via un téléphone portable, les fréquences cardiaques des patients.

Quand on a 24 ans, on a généralement des rêves plein la tête. Arthur Zang lui, a décidé de donner vie aux siens en concevant la première tablette africaine à usage médical. Au Cameroun, son pays, qui compte environ 20 millions d’habitants, les cardiologues ne courent pas les rues. Ils sont une vingtaine généralement regroupés dans les grandes villes. Obtenir dans ces conditions un rendez-vous avec l’un d’eux relève de la croix et la bannière. Tant sont longues les listes d’attente. Faute de soins, des milliers de camerounais meurent chaque année suite à des complications cardiaques qui ne sont pas traitées à temps.

C’est au cours du stage académique qu’il effectue à l’hôpital général de Yaoundé en 2012, que le jeune homme prend conscience de l’ampleur des difficultés de ses compatriotes malades du cœur à accéder à une consultation. L’idée vient à cet ingénieur en génie informatique, de créer la première tablette tactile (Cardio Pad) à usage médical. En juin 2012, avec le soutien financier du gouvernement camerounais, qui lui octroie 20 millions F CFA, (305 000 euros) il parvient à concrétiser la première partie de son projet en se rendant en Chine pour acquérir les composants à la fabrication du Cardio Pad. Les 30 premiers Cardio Pad sont assemblés à Yaoundé.

Comment ça marche ?

De façon pratique, le patient est connecté à des électrodes placées sur son cœur; lesquelles sont connectées à un module appelé Cardio Pad Acquisition Mobile (CAM) qui permet, via une interface Bluetooth, de transmettre le signal cardiaque au Cardio Pad, après numérisation du signal. On peut ensuite lire les battements de cœur, la fréquence cardiaque, ainsi que les intervalles entre chaque battement qui s'affichent sur le Cardio Pad, etc. Toutes ces données sont ensuite stockées dans un fichier, puis envoyées sur le Cardio Pad du cardiologue via un réseau de télécommunication mobile.

La mobilité et le stockage des données que confère le Cardio Pad sont deux des atouts majeurs de l'invention. En effet, le cardiologue pourrait ne pas être à l'hôpital, mais recevoir instantanément les résultats d'un patient, faire le diagnostic et administrer le traitement adéquat via son Cardio Pad. C'est de la télémédecine.

Pour parvenir à ce résultat, le jeune  inventeur formé à l'Ecole Nationale Supérieure Polytechnique (ENSP) de Yaoundé,  a dû concevoir un système d'acquisition, de traitement et de transmission du signal cardiaque via un réseau de téléphonie mobile (GSM pour l'instant). Mais il a également fallu qu'il développe un logiciel (Mobile Cardio OCG) qui permet d'acquérir, d'amplifier et de filtrer les fréquences cardiaques d'un malade. N'ayant pas de formation avancée en électronique, Arthur Zang a dû s'inscrire dans une université indienne pour suivre, à distance, des cours d'électronique numérique et de systèmes embarqués. C'est à la fin de cette formation qu'il a pu concevoir la tablette tactile Cardio Pad sur le plan électronique.


Le Cardio Pad est constitué d'un écran tactile LCD de 10 pouces. Toutefois, son inventeur prévoit différentes tailles en fonction des usages (7, 8 et 9 pouces).

30 000€ pour 25 Cardiopad

Microsoft Afrique Centrale a suivi de près les travaux autour du Cardiopad. Le directeur s'est déplacé en personne pour rencontrer ce jeune ingénieur. « Il faut intégrer à Cardiopad une intelligence d'acquisition. Qu'elle soit analogique ou numérique. On doit pouvoir à terme se libérer de la contrainte d'un cardiologue », a-t-il conseillé.

Maintenant, il ne reste plus qu'à mettre au point le financement. «Avec 25 000 ou 30 000 euros (16 250 000 Francs CFA), je peux produire 20 ou 25 tablettes Cardiopad. Certains Cardiopad seront destinés aux cardiologues et d'autres équiperont les centres de "télécardiologie" de chaque région. Donc, avec 25 000 ou 30 000 euros, je peux couvrir la totalité du territoire camerounais avec au minimum deux centres de télémédecine par région », explique le jeune inventeur.

Arthur Zang a entamé le processus d'obtention de son Brevet auprès de l'OAPI (Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle) et/ou de l'OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) afin de protéger son invention.

 


 

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