Editorial

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Le salut par l’identification

De 2 à 10 milliards de FCFA. C’est le bond que vient de faire le budget consacré à l’Artisanat et aux PME en Côte d’Ivoire. L’annonce a été faite par le premier responsable de ce département ministériel, lors de la deuxième édition des Journées nationales des PME, à l’auditorium de la CAISTAB au Plateau, les 11 et 12 octobre.

Sous le thème, « Les PME face aux défis de la relance économique », cette deuxième édition des journées consacrées aux PME a surtout mis l’accent sur les efforts consentis par le gouvernement pour faire des PME, le moteur de la relance économique : l’assainissement du cadre juridique et institutionnel, le renforcement du cadre de concertation Etat-PME, le développement des capacités de gestions de l’Artisanat et des PME.

L’enjeu, au-delà de la volonté de sortir le secteur de l’informel, c’est de lui donner les armes de sa compétitif, aussi bien sur le marché interne qu’à l’international, pour contribuer, in fine, à la création de richesse et d’emplois.

Preuve de la volonté du gouvernement à faire des PME le moteur de la relance économique, le ministre Konaté Sidiki a informé ses interlocuteurs de l’indemnisation prochaine des PME victimes des effets de la crise postélectorale, des investissements chiffrés entre  7 et 8 milliards FCFA au titre du budget 2012-2013, ainsi que  des 100 milliards de FCFA  prévus, au travers de certains mécanismes, pour inciter  l’Ivoirien à l’entrepreneuriat.

Toutefois, pour espérer des mesures d’appui et d’accompagnement qui se mettent en place, il va falloir se faire identifier. Loin de constituer une stratégie dans la traque fiscale aux petits et moyens entrepreneurs, l’identification apparait comme la voie du salut, de la survie et de la pérennité.

Outre la 2ème édition des Journées nationales des PME, votre magazine s’est intéressé à la Maison du chocolat ivoirien. Une PME qui se bat pour défendre le made in Côte d’Ivoire dans la chocolaterie avec, en projet, la création d’une Ecole de formation aux métiers du chocolat. Aussi surréaliste que cela puisse paraitre, au pays du premier producteur mondial de cacao, aucune structure de ce genre n’existe. Une initiative  à encourager qui aura l’avantage d’apporter une plus value au cacao ivoirien  et d’ouvrir des horizons nouveaux à la jeunesse en matière de création d’emplois.

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